Des visites en personne pour protéger votre capital

Usine

Voici ma définition d’un « vrai gestionnaire » de portefeuille. C’est un homme ou une femme d’affaires qui sort, voyage, visite et s’imprègne de la réalité des entreprises qui l’intéresse. Il se donne la peine et les moyens de visiter en personne les usines, les magasins, les fournisseurs, les clients, les employés, les syndicats et les membres de la haute direction. Même si c’est à l’autre bout du monde et même si ça implique qu’il doive vivre dans ses bagages six mois par année. Si ça coûte cher, on comprendra et ça justifiera en partie les frais de gestion. Non, mais sérieusement, vous croyez sur paroles les PDG de toutes les compagnies, tous les chiffres des états financiers et les notes afférentes des rapports trimestriels? Pas moi.

À l’époque des “faits alternatifs”, on se doit de TOUT vérifier et d’être ultra-méticuleux.  Ce sont des vérifications poussées qui ont lever le voile sur les activités frauduleuses de Enron, BreX, Livent et quelques autres. En visitant une usine, on peut s’assurer que des équipements récemment achetés par une société sont bel et bien en fonction et répondent aux descriptions des états-financiers. Ces visites diligentes et échanges en personne permettent d’en savoir beaucoup sur les tensions et jeux politiques dans une entreprise. De quoi influencer grandement la rentabilité future.

Les frais financiers doivent générer une valeur ajoutée perceptible et refléter l’intensité des efforts déployés pour protéger et faire croître le capital confié. Les gestionnaires d’exception à qui Major Gestion Privée et Gestion de Patrimoine Assante font confiance sont d’abord des investisseurs eux-mêmes. Ils placent leurs économies dans les mêmes titres que ce qu’ils recommandent et connaissent tellement bien leurs investissements vedettes qu’ils peuvent décrire les sièges sociaux et des détails des lignes de productions les yeux fermés. Ils n’achètent pas des actions comme un amateur derrière son laptop. Ils détiennent des « parts importantes » de compagnies qu’ils admirent et connaissent.

Aussi, ils se démarquent de la foule en sélectionnant des titres différents de ceux qui constituent le TSX, le S&P500 ou le bon vieux Dow Jones. Payer pour reproduire des indices? Euh, pas vraiment. Les bons gestionnaires ne font pas d’argent avec la bourse. Ils font de bons rendements régulièrement avec des portions significatives d’excellentes compagnies triées sur le volet. C’est très différent. Ce type de gestionnaires se fait de plus en plus rare, c’est vrai. Mais lorsqu’on les repère, on s’aperçoit immédiatement qu’ils méritent chaque cent qu’ils gagnent. Les résultats sont éloquents.

Qu’en pense Warren Buffet, un des plus redoutables investisseurs de tous les temps? D’abord, précisons qu’il n’a même pas d’ordinateur sur son bureau. Ensuite, dans les entreprises dans lequel il investit des centaines de millions voire des milliards, il recherche des dirigeants qui possèdent trois qualités précises : l’intégrité, l’intelligence et l’énergie. De l’avis du chef de la direction de Berkshire Hathaway, les rencontres en personne sont déterminantes. « Vous ne pourrez jamais communiquer les yeux dans les yeux sans vous rencontrer face à face! »

Pensez-vous que l’intégrité, l’intelligence et l’énergie se trouvent dans des colonnes d’un tableau Excel ou sur un terminal Bloomberg? Pensez-vous sérieusement qu’on peut se faire une idée de la valeur de la haute direction d’une société sans rencontrer physiquement les personnes-clés et sans interroger ceux qui les côtoient depuis longtemps?  Non.  Le “facts checking” exige plus de sérieux.