La viticulture et la gestion de portefeuille

Cette semaine,  nous avons une formidable démonstration que la gestion de portefeuille comporte de grandes difficultés. Si vous aviez investi 100 000$ en 2011 selon la méthode d’un chroniqueur financier aguerri, vous auriez perdu 9 000$.

Le journaliste Michel Girard (qui se qualifie d’investisseur averti) mentionne que son rendement avoisine le résultat de l’indice SP/TSX.  C’est là, la grande distinction entre l’objectif d’un observateur de la finance et les préoccupations de ceux qui souhaitent protéger leur patrimoine. -9% sera toujours une déception. Dans la gestion de fortune, les indices sont bien utilisés comme repères, mais c’est le RENDEMENT absolu et constant qui est la cible principale. Malgré ses 25 ans de métier, ses cours d’appoint en valeurs mobilières et ses centaines d’articles sur le sujet… Girard réalise des pertes.

A l’opposée si vous aviez investi votre 100 000$ dans un simple fonds commun de placement composé à 100% de titres canadiens (critère imposé dans le défi boursier de la Presse) comme le fonds Fidelity Grandes Capitalisations… vous auriez pu faire aisément 10 000$ de gain. Soit 19% de plus que le journaliste. Notez que ce fonds surclasse les indices depuis plus de 15 ans. Il n’y a donc pas de hasard. NB: Cette expertise de détail se transporte souvent vers les mandats de Gestion Privée à frais réduit. Les résultats deviennent donc supérieurs!


Mais n’allez pas croire que Fidelity n’est qu’UNE exception, dans la liste de Globefunds des fonds ciblés canadiens nous avons répertorié plus de 300 fonds qui surpassent le journaliste.  Si nous élargissons le filtre à tous les fonds et mandats privés vendus au Canada, des MILLIERS portefeuilles le déclassent. Comme Fidelity, tous gestionnaires chargent des frais, mais les résultats affichés sont NETS. Ainsi, on s’aperçoit qu’en payant des frais aussi élevés que 2%, il nous reste quand même 19 000$ de plus que si nous avions confié GRATUITEMENT nos épargnes aux bons soins de cet «investisseur averti».

De bons mandats de gestion, c’est comme le bon vin

Il est facile de faire un parallèle entre l’univers de la finance et le monde des vins. Vous pouvez très bien être choqués et insultés par le prix de certains vins. Un bon Chablis, Sancerre, Chiraz ou Cabernet qui se tient… c’est plus que 40$ la bouteille. Mais, vous savourez une qualité constante. La gestion privée est aussi exigeante que la viticulture. Il y a les appellations contrôlées, la distribution, les cépages… et une foule d’autres détails entrent dans le processus de la fabrication. Ça prend des décennies voire, un siècle pour atteindre le niveau d’excellence des boîtes comme Pyramis, Mawer, Templeton, Standard Life, Invesco, Signature, Black Creek ou Cambridge.

Régulièrement des journalistes disent au public que la gestion de portefeuille que c’est aussi facile que de faire du vin à la maison. Achetez votre raisin, votre refroidisseur, votre CO2, vos bidons… et pourquoi pas des produits chimiques pour accélérer la fermentation… Hummmmm! Non merci. Pas pour moi.
Comme le sommelier, un conseiller gestionnaire professionnel connaît les étiquettes des gestionnaires, les catégories d’actifs, les risques, la FISCALITÉ, les résultats à long terme, les maisons fiables, … et sait faire les assemblages et comparables afin de respecter votre budget, vos projets et votre tolérance au risque. C’est son travail à plein temps.

Faire son propre vin, c’est un beau hobby. Mais gérer votre patrimoine familial ou les économies destinées à l’éducation de vos petits-enfants ça demande plus de sérieux!