Des alternatives aux CPG des banques

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Les taux d’intérêt directeurs des banques centrales sont au plancher. Ça représente une très mauvaise nouvelle pour de nombreuses familles. Les taux directeurs de la Banque du Canada régissent en effet les taux d’emprunt, mais aussi les taux des dépôts. Ils étaient déjà très faibles avant le début de la pandémie, et là, disons-le franchement, ils sont dérisoires. C’est de mauvais augure pour les préretraités et les retraités parce que ça engendre moins de revenus stables et prévisibles dans les instruments de revenus fixes. Voilà la sujet de cet entretien avec Gérald Fillion à Zone Économie diffusée le 24 septembre 2020 à RDI.

Par exemple, vous avez ici les taux d’Épargne placement Québec :

1 an : 0,85% 3 ans : 1%    5 ans :1,2% et 10 ans : 1,75%

Pour ce qui est des CPG, via le site internet www.ratehub.ca, on peut voir tout ce que le marché peut offrir. Les grandes banques et Desjardins proposent tous des taux 5 ans fermés à 1% ou moins. C’est la BMO qui est la moins généreuse avec un taux de seulement 0,8% par année pour 5 ans.

Les CPG sont très populaires, car, ça rejoint une très vaste portion de la population. Soit, les investisseurs très prudents, les épargnants âgés à la santé fragile. Ceux qui n’ont pas de projet précis. Ceux qui ne s’intéressent pas vraiment à leur finance et ceux qui ont besoin de leur argent à court et moyen terme pour des achats importants. Évidemment, en période d’incertitude, il est normal de vouloir des placements sécuritaires de la sorte.

Des rendements réels négatifs

En ce moment, on peut dire qu’il n’y a pas vraiment d’inflation, mais rien ne nous dit que le coût de la vie n’augmentera pas bientôt. Les coûts de transports, le logement, la matière première, les aliments, les médicaments… sont sous pression. De plus les mesures protectionnistes de nombreux pays vont bientôt entrainer une hausse de prix de plusieurs catégories de biens et aliments. Historiquement au Canada, l’inflation en moyenne sur 20 ans est de 1,81%.

Si pour mes placements, je n’obtiens que 1%. Je dois aussi retrancher les impôts. Supposons que j’ai un taux d’imposition de 40%. De mon 1%, il ne restera que 0,6%. Si ensuite, je soustrais l’effet de l’inflation. J’ai donc fait -1,21% en rendement. C’est ce qu’on appelle le rendement RÉEL après impôt et inflation. Je m’appauvris à petit feu et c’est bien une certitude.

Des options sécuritaires plus payantes

On n’a pas le choix d’être curieux et de sortir des sentiers battus. Au Canada, les protections sont les mêmes pour toutes les institutions accréditées et il en a plus de 400.

On a les protections de la SADC, d’Assuris, de L’AMF et du FCPE (fonds canadien des épargnants). Donc, pour des CPG plus payants, on peut se tourner du côté des banques virtuelles.

Par exemple dès lundi le 28 septembre, la Banque Manuvie offrira aux nouveaux clients un taux promotionnel de 2,15% sur une base annuelle pendant 4 mois. Il faut pour se faire, se tourner vers son planificateur financier ou conseiller ayant une entente avec Manuvie et lui demander de vous fournir le lien internet de la promotion.

Il y a aussi des Fonds et FNB d’obligations diversifiés court terme. Il y en a un qui est assez unique dans l’industrie. Le fonds à rendement élevé de courte durée Marret. Il contient surtout des obligations de sociétés. Donc des obligations de compagnies, mais à TRÈS courte échéance comme 1 ans, 6 mois, 3 mois et même de 30 jours, mais à des taux importants.  En 2020, ce placement a à peine bronché durant la correction de mars dernier. Et depuis le début de l’année, son rendement cumulatif est supérieur à 5%. Il n’a aucune corrélation avec les marchés boursiers.

Soyez cependant avisé que ce genre de fonds au « profil de risque faible » expose le capital à une légère volatilité. Les rendements futurs sont impossibles à déterminer avec exactitude sinon qu’ils oscilleront entre 1 et 5%.  Le mandat sera sensible aux mouvements des taux d’intérêt et nécessite plus de surveillance qu’un certificat de dépôt.