6 bonnes excuses pour ne pas économiser

pinocchio

Il existe des centaines d’excuses pour ne pas faire d’épargne. Étrange­ment, la majorité n’est pas fondée ou, pire, relève carrément du mythe. Voici les meilleures excuses qui ne tiennent pas la route.

6 «Je ne peux pas prendre des REER ou des CELI parce que je veux m’acheter une maison d’ici trois ans.» Et bien justement, si votre taux d’impôt est supérieur à 20 %, un REER serait avantageux. Vous pourrez VOUS emprunter sans intérêt jusqu’à 35 000 $ sans impôt avec le programme RAP. Si vous ne payez pas beaucoup d’impôt, les CELI sont peut-être plus appropriés. Attention, ne souscrivez pas à un produit non rachetable ou ayant des pénalités au rachat.

5 « J’ai trop de dettes. C’est pas vrai que je vais commencer à me priver en plus ». Le début du raisonnement n’est pas bête, mais la suite… Commencez donc par contenir la fuite de vos capitaux et faites un inventaire précis de vos dépenses. Si vous coupez moindrement dans les babioles, restos, données cellulaires, abonnements inutilisés, etc. vous allez faire des découvertes. Détruisez votre carte de crédit. Une fois le solde remboursé, consacrez la même mensualité à vous constituer un fonds d’urgence.

4 «Ça ne sert à rien les REER. Quand on les sort, on doit payer plus d’impôt.» Mauvais calcul ! Ce mythe a la couenne aussi dure que la tête de votre beau-frère. Il vient de l’inexpérience de certains qui ont racheté des REER en combinant des revenus d’emploi ou autres. À la retraite, si on a moins de revenus… notre taux d’imposition effectif diminuera. Cessez d’improviser et faites l’effort de vérifier l’impact réel sur votre situation personnelle.

«Je ne comprends rien à la finance.» Et la dépense, vous comprenez ça? Pour augmenter votre niveau de vie, voyager, surfer ou vous amuser… ça prend des bidous. Ça ne tombe pas du ciel ! Fixez-vous des objectifs de dépenses… reliés à vos économies. L’argent doit être à votre service et non au contraire. Vous pourrez avoir un compte voyage, un compte plein-air… etc. Et contribuez-y régulièrement!

2 «Il y a des conseillers fraudeurs!» Ben oui et des voleurs de sacoches, et des médecins agresseurs, et des sorciers vaudous… Minute! Saviez-vous que selon la Chambre de sécurité financière, le taux de fautes déontologiques des conseillers financiers est de 0,4 %, soit le même que celui des infirmières? Donc, le taux de plaintes fondées n’est pas plus élevé que chez les notaires, comptables, avocats…etc. Avant de choisir un conseiller, assurez-vous qu’il a un permis en règle auprès des autorités de marchés. La plupart des fraudeurs sont d’abord des imposteurs et ne sont rattachés à aucun ordre professionnel !

1 «J’n’ai pas d’argent.» Celle-là devrait se traduire par : «Je n’ai pas de budget». Si on ne planifie rien… c’est ce qu’on obtiendra! On peut lancer un programme d’épargne automatique avec un bon fonds commun pour seulement 50 $ par mois.